ENFIN, LE MANDAT DE L’HONORABLE PALUKU WA MUTHETHI VALIDÉ

Samedi 16 décembre 2006. À l’Assemblée Nationale, l’on devait se décider sur le sort de l’Honorable PALUKU : fallait-il surseoir une fois de plus à la validation de son mandat ou procéder à la validation ? Telle était la question, du moins la plus fondamentale de cette plénière.

À la manière dont les faits à charge de l’Honorable se sont présentés, il n’est pas osé de dire que sa validation tient d’un miracle purement divin.

En effet, la commission du Kasaï-Occidental, celle-là même qui traitait le dossier de validation, alors qu’à la première plénière y consacrée, elle s’était proposée de mettre en fonction Monsieur PALUKU, changea radicalement de ton et soumit à l’Assemblée Nationale un rapport des plus accablants dans lequel grossiers mensonges se côtoyaient avec mauvaise foi des plus tenaces. Tenez : l’Honorable passa aux yeux d’une institution et à la face du Congo entier pour un délinquant. On l’accusa faussement d’avoir géré calamiteusement la BIC (Banque Internationale de Crédit) côté Est du pays (dont il était le Directeur), d’avoir organisé des braquages, des détournements, de s’être évadé et nous en passons les meilleures. Pire ! Une hérésie monstrueuse en droit surgit dans le fameux rapport : la commission osa nommer « appel tardif » (de tardivité douteuse au demeurant) un appel « nul » (sic), rendant définitive la décision du jugement inique de condamnation de la Cour d’Appel de Goma au premier degré ! Tel était du moins l’avis du PGR (un simple avis, ouf…).

Vous vous sentez perdu ? Nous vous invitons, si c’est le cas, à cliquer sur ce lien et sur celui-ci, qui vous démontreront que dans l’histoire, à grands renforts de pots-de-vin, une vulgaire affaire de loyer s’est muée en procès pénal, lui-même ayant conduit à un cafouillage rarement vécu au sein d’une Assemblée Nationale. C’est carrément la souris qui accouche d’une montagne, une affaire purement civile rendue politique par la haute hiérarchie de la BIC et par plusieurs individus peu scrupuleux (dont certains députés !) à la solde consciente et inconsciente de cette dernière.

Mais revenons à nos moutons : la commission susmentionnée, corrompue à souhait, proposa sans vergogne la surséance de validation du mandat de l’Honorable PALUKU, le temps, selon ses termes, que son dossier judiciaire soit vidé (re-sic).

Après audition d’un tel rapport, le citoyen congolais lambda ou le député congolais de bonne foi, mais néanmoins mal éclairé sur le dossier, crierait au scandale, se demandant à juste titre comment pareil vandalisme pourrait avoir cours et se retrouver au sein d’un Parlement. C’est ainsi que plus d’un Honorable prit la parole dans le sens de la surséance de validation du mandat du député élu PALUKU.

Cependant, une bonne partie des membres de l’Assemblée, qui connaissait parfaitement l’affaire et les implications néfastes qu’elles engendrent, s’est levée comme un seul homme par le biais de ses interventions. Lesdits membres ont dénoncé, entre autres, le fait que l’Assemblée Nationale risquerait de confondre ses prérogatives avec celles du pouvoir judiciaire en se substituant à celui-ci. La validation de mandat devrait avoir lieu, quitte à la justice de s’occuper du reste. D’autres députés relevèrent le caractère hautement tendancieux de la décision de la commission et les incohérences profondes du rapport présenté. Enfin, certains Honorables regrettèrent que l’avis d’un PGR (de surcroît partie au procès et virtuose de l’incrimination, car c’est son boulot) soit considéré par ladite commission comme un jugement définitif, en faisant fi de la décision d’un véritable juge rendant un jugement, décision qui n’existe guère dans le cas d’espèce. Il fut même signalé l’enlèvement manqué du 3 décembre 2006 ordonné par le PGR, ce qui dénote l’acharnement outrancier dont est victime l’Honorable PALUKU.

De manière particulièrement branlante et sous la huée d’indignation de l’Assemblée, la commission tenta de se défendre. Il était patent de constater un faible argumentaire dans son chef, surtout lorsqu’elle se permit d’affirmer que l’expression « jouir de ses droits civiques et politiques » signifiait « être lavé de tout soupçon » !! (re-re-sic).

Finalement après vote, la validation du mandat de Monsieur PALUKU wa MUTHETHI lui fut accordée.

Il s’agit là d’une victoire du bon sens. Bien évidemment, les forces du mal, personnifiées ici par la haute hiérarchie de la Banque, le PGR et certains véreux personnages étrangement députés, ne se lasseront pas de tenter de nuire à l’Honorable désormais confirmé dans ses fonctions. Pour preuve : selon des sources sûres, un autre enlèvement se fomentait, toujours vers Goma, par vol régulier de Wimbi Dira !

Mais ils seront tous confondus dans leurs actions avec le Malin dont ils sont les suppôts.

Gloire soit rendue à Dieu Tout-Puissant, créateur du ciel et de la Terre, défenseur des opprimés !